logo

Archive du février 2008

Ode à la cannette de bière. 28 février, Moissac.

reflet


Jeudi 28 février, l’après-midi. La plupart des gens sourient en me croisant, agrippé à mon Solex, dit le bouzingrin, avec un bol qui me sert de casque et mon chariot magique. Mon 5000 ronronne comme mon chat. Deux vitesses:une lente et une pas rapide. D’autres badauds font la grimace, me rappelant que je n’ai pas le droit de rouler sur la piste cyclable avec mon bouzingrin. Je leur dis gentiment que je n’ai écrasé, pour le moment, que des crapauds (c’est vrai). « Si les gendarmes vous arrêtent, c’est 135 euros ! » me rétorque un Tarn-et-Garonnais (avec un ton véhément, d’où le point d’exclamation). Je me méfie un peu. L’autre jour à Bordeaux, alors que je me dégourdissais les jambes à bicyclette, j’ai pris une amende, car mon VTT avait « un frein défectueux » (c’est aussi vrai que l’histoire des crapauds).
Après Montech, où j’ai acheté mon repas du soir dans un petit supermarché, la belle piste goudronnée disparaît. Chemin de terre. Ma remorque a des spasmes. Je me rends compte au bout d’un moment que j’ai perdu la poche contenant mon pique-nique. Demi-tour. Au bout d’un kilomètre, je retrouve mon saucisson. Au bout de deux, mon babybel. Au troisième, je récupère mon jambon. Mais aucune nouvelle de ma canette d’Heineken. Peut-être a-t-elle réussi à prendre un bateau ? Peut-être se prélasse-t-elle du côté de Moscou à l’heure qu’il est ? Tout ce que je sais, c’est que ma canette a disparu.

PS:la photo, c’est le reflet du soleil à travers les branches sur les eaux du canal.

29 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Brèves de canal. 28 février, Valence d’Agen.

Valence


Jeudi 28 février, toute la journée (80 kilomètres). J’aimerais avoir un micro caché dans mon casque de Solex. Juste pour pouvoir enregistrer les phrases chocs des gens que je rencontre. C’est comme si le canal de Garonne attirait les poètes et les philosophes. Un petit best of des pensées du jour ? Le Monsieur à la pipe (photo), dit Pip’man à Valence d’Agen : « Te fous pas à l’eau mon drôle, le Solex ça flotte pas. » André, l’éclusier de Castelsarrasin : «Autrefois, même s’il faisait froid à pierre fendre, je suais des gouttes grosses comme le poing à force de tourner la manivelle des écluses. Mais j’étais tellement heureux d’aller travailler, que je sifflais sur le trajet avant d’aller embaucher. Aujourd’hui, je peux t’assurer que je ne siffle plus. » Le même André : « Quand j’étais petit, mes parents faisaient tous les jours Castelsarrasin-Moissac en Solex. Et dès fois, mon père tirait ma poussette avec ma trombine à l’intérieur. » Louis, dit Lou-isse, ancien maçon doté de paluches qui devraient être classées aux monuments historiques, chercheur de champignon dans un champ de Grisolles où j’ai planté ma tente : « J’ai perdu ma première femme quand je travaillais en Suisse. Mais je me suis remarié depuis avec une autre. Une bonne cuisinière, propre sur elle en plus. Je ne voulais pas rester seul. » Il parait que le bonheur n’a de sens que s’il est partagé.

29 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Mon Solex 5000 est une véritable fusée. 27 février, Agen.

mon solex

27 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Le canal va bientot dormir. 26 février, Sérignac.

canal nuit

27 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Adieu l’éclusier. 26 février, écluse 39 du canal de Garonne.

eclusier bruch


Mardi 26 février, l’après-midi. J’apprivoise mon Solex sous la pluie qui s’abat sur mes épaules comme de l’huile de vidange. Conditions pourries mais le vélomoteur chante comme une cigale. Je croise Vincent, un employé des Voies Navigables de France qui me dit que je ne trouverai pas de bateau avant Toulouse dans les jours qui viennent. Quelques kilomètres plus loin, au niveau de Bruch, je tape à la porte de la maison éclusière n°39, habitée par la famille Van Puymbroeck, un des derniers éclusiers du canal. Il paraît qu’il faut dire agent d’exploitation maintenant. « Une péniche qui filait sur Toulouse est passée il y a 3 jours maintenant, c’est dommage. Il n’y a pas d’autres passages annoncés », soupire Dominique. Tant pis, j’irai au port d’Agen demain pour sonder les plaisanciers.

27 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Le roi Solex. 26 février, Marmande.

collectionneur solex


Mardi 26 février. Il y a deux ans, après un tour du Lot-et-Garonne à vélo, je m’étais juré que je ne retravaillerai plus jamais à bicyclette. Un mode de transport poétique mais fatiguant. Il y a quelques jours, j’ai contacté un collectionneur de Solex à Longueville, village situé à quelques kilomètres de Marmande. Patrick (photo) m’a préparé un modèle 5000 de compétition. Je suis passé les voir hier soir. Marie, sa femme, m’a proposé gentiment de passer la nuit chez eux. En partant ce matin, la roue arrière s’est décrochée au bout de 500 mètres. Certainement à cause du changement de boulon de dernière minute pour accrocher ma remorque. Je reprends la route après avoir réparé l’engin. Direction Agen.

27 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Ils ont tué le soldat canal. 25 février, Pont-des-Sables.

canal


Lundi 25 février, l’après-midi. Le canal ressemble aux rues de Grateloup ou de Couqueques à la nuit tombée. Désert. Dommage de voir tel ouvrage abandonné. Cela fait belle lurette que les derniers mariniers ont revendu leur péniche. En attendant les beaux jours et les plaisanciers, seuls quelques badauds profitent de la voie verte qui longe le canal.
Je roule une trentaine de kilomètre jusqu’à la base nautique de Pont des Sables. Monsieur Szpala, le responsable de la location de bateaux, est en train de vider la cabine d’un bateau, qui s’était noyé la veille, à l’aide d’une pompe. « On l’a retrouvé au fond du canal ce matin… » Heureusement, il a réussi à récupérer la coque avec une grue. Je vais voir un plaisancier susceptible de rejoindre Toulouse. Mais il ne part pas avant quelques semaines. Tant pis. Je file sur Marmande.

27 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Un voyage de 300 mètres. 25 février, Castets.

Bosco


Lundi 25 février, 10 heures. A l’entrée du canal, un miracle : une péniche. Depuis le temps qu’on me disait que je ne rencontrerai personne à cette époque de l’année ! Alors que le Bosco est coincé dans une écluse, j’accoste le capitaine, Jean-Pierre Dumas. « Monte ! On te prend en stop. » Adorable. Le petit souci, c’est que le bateau va s’arrêter à l’écluse suivante, à 300 mètres de là. « Nous étions à Cadaujac et nous allons rester sur Castets pendant quelques semaines. De toute façon, nous ne pouvons pas remonter le canal. » La péniche s’étend sur 39 mètres quand les écluses du canal de Garonne supportent des embarcations de 38 mètres maximum.
 
La théorie du vase. Le Bosco (celui qui commande les moussaillons dans le jargon des marins), accueille des adolescents placés par le juge des enfants. A bord, l’équipe encadrante (photo) de l’association Saint-François-Xavier de Gradignan, s’occupe de 6 jeunes. Venus des quatre coins de la France, ces derniers restent 3 mois à bord. « Ce sont des jeunes cassés par la vie. Nous, on essaie de recoller les morceaux. Mais ils sont comme des vases, c’est dur de remettre de l’eau après. » Le directeur-marinier n’est pas un fan des contes de fée qui noircissent les pages des journaux. « Je ne suis pas pessimiste, juste réaliste. Tous les jeunes qui passent ici ne s’en sortent pas forcément après. Mais au moins, on essaie de mettre le doigt sur les choses essentielles pendant ces séjours. »
Un des membres de l’équipage veut échanger mon vélo. Mais je vais en avoir besoin dans les jours qui viennent.    

27 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Videz le coffre! 25 février, Langon.

Fuselage Airbus


Lundi 25 février, 6 heures. L’équipage est debout. Sur le petit port de Langon, une dizaine de personnes s’activent pour récupérer les éléments de l’Airbus et les installer sur des remorques hydrauliques télécommandées. Ce soir, comme tous les lundis, les camions, capables de supporter jusqu’à 200 tonnes de chargement, partiront vers Toulouse. Après la manœuvre, j’enfourche mon vélo. Je tire ma remorque jusqu’à Castets en Dorthe, à 10 kilomètres de là. Direction, l’entrée du canal de Garonne.

27 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Un pied sur terre, l’autre dans l’eau. 24 février, Langoiran.

equipage Breuil


Dimanche 24 février, 20 heures. Olivier maîtrise la barge grâce à un système de guidage ultra perfectionné. Il y a tellement de lumières sur le tableau de bord, que Frédéric a été obligé de le couvrir de journaux « Sud Ouest ». « Sinon, ça ressemble à un arbre de Noël. » De temps en temps, le capitaine met en marche l’immense projecteur, type Batman, pour éclairer les berges. « Là bas, dans le virage, c’est le Cap Horn, comme on dit dans le coin, me raconte Yann. Il y a un ancien qui veut qu’on mette un coup de corne quand on passe devant pour respecter la tradition. » Le nostalgique ne doit pas avoir mal aux tympans ces derniers temps. Car la barge est une des très rares embarcations marchandes, si ce n’est la dernière, à remonter le fleuve jusqu’à Langon.
 
Des rêves dans la tour d’ivoire. La Garonne est calme mais le pilote est obligé de contrebarré de temps en temps pour ne pas se faire sortir par le courant. A 10 nœuds, de nuit, le Breuil flotte comme un parapente dans l’air.
« C’est l’heure de manger ». Christian a concocté le dîner (photo). L’occasion de parler de leur vie de marin. Tous ont « fait du pétrolier » en sortant de leur école de marine marchande. Pour en finir avec le rythme « 3 mois en mer, 3 mois à terre », ils ont postulé pour le Breuil et le Brillon. Les barges depuis presque 5 ans déjà pour le compte d’Airbus. « Aujourd’hui, c’est un mois sur le bateau pour un mois de repos. » Quand les bateaux restent à quais, comme ce fut le cas pendant la crise d’Airbus, les membres de l’équipage s’occupent de la maintenance.
Le Breuil arrive au port de Langon. Le temps de remplir l’écluse et de shifter la barge, j’installe mon matelas gonflable et mon duvet dans la tour de gué, à côté des commandes du bassin. J’espère que le gardien du site est au courant de ma présence. Ca m’éviterait un réveil un peu brutal. 

27 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Le clicaqueur clicaqué. 24 février, Bordeaux.

barge sous le pont de pierre


Dimanche 24 février, 8 heures. Le capitaine du Breuil, une des deux barges de l’armateur Socatra qui transporte les éléments de l’A380 entre Pauillac et Langon, m’accueille avec un gros sourire. Je lui demande si mon VTT et mon chariot ne risquent pas de gêner l’équipage. Mais sur le bateau, il y a déjà deux autres vélos, une voiture et… les fuselages avant et arrière du mastodonte d’Airbus. Le Breuil transporte 110 tonnes de matériel, ce ne sont pas 35 kilos qui vont faire la différence. Ce matin, l’immense navire « Ville de Bordeaux », en provenance de Hambourg, a accosté sur le module de transfert Gironde 2. Il a déposé les bijoux de technologie dans la gueule du Breuil, qui n’attend plus que l’heure du départ. « Nous devons nous adapter aux marées pour arriver sous le pont de pierre à Bordeaux vers 18 heures. Car là-bas, il faut suffisamment de tirant d’eau et d’air pour passer », m’explique Frédéric. 
 

Sous la robe du pont Napoléon. Ludovic, le chef mécanicien, Yann, le second capitaine, Christian, l’assistant mécano, et Tristan, le pilote du syndicat de la Gironde (cette structure compte 21 pilotes qui sont les seuls habilités à naviguer sur l’estuaire pour les bateau de plus de 50 mètres, sécurité oblige) quittent Pauillac vers 13 h 30.
Le Breuil, spécialement construit pour le transport des éléments de l’A380, fend l’estuaire en deux, entre les bouées rouges et vertes. Les îles, le bec d’Ambès, Bassens, Baccalan. Au niveau du pont de pierre, je reçois un coup de téléphone d’un ami : « Mais t’es pas sur le bateau Airbus là ? Je te vois en train de faire des photos. » Grosse coïncidence. Le clicaqueur a été cliquaqué.
Après une demi-heure d’attente, la barge plonge sous le pont de pierre (la photo). « Ca se joue à un mètre près », m’explique le capitaine. Les ponts Saint-Jean, de la voie ferrée et Mitterrand sont derrière nous. On récupère Olivier, pilote spécialisé dans la navigation sur rivière, au niveau des Rives d’Arcin. La nuit tombe sur le Breuil qui s’enfonce sur la rivière en direction de Langon. J’ai l’impression d’être un privilégié.

27 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Les Anglais de la petite île. 23 février, Patiras.

Ile de Patiras

 

Début de l’aventure le samedi 23 février 2008 sur l’île de Patiras où des Anglais résistent à l’isolement. Al et Suzy Keating habitaient à Londres avant de s’échouer sur l’île en 2001, en plein milieu de l’estuaire de la Gironde, à un lancer de filet de Pauillac. Ils ont troqué Big Ben contre un petit phare mort et Buckingham Palace contre une maison en pierre entourée de champs de maïs et de tonnes de chasseurs. Ce petit bout de terre où, dit-on, les lépreux attendaient jadis la mort (« Tu pâtiras »), est aujourd’hui abandonné comme une église dans un village de mécréants. L’école élémentaire, qui accueillait au siècle dernier les enfants d’agriculteurs installés ici, n’est plus qu’un vieux souvenir. Emportée par les marées. Le dernier instit’ a rangé son cartable il y a 30 ans.

Les Keating sont désormais les seuls habitants permanent de l’île de Patiras. Thierry, le viticulteur, Stéphane le chasseur, Benoît l’agriculteur et Philippe le propriétaire du refuge de Patiras, n’y habitent pas toute l’année. « L’hiver, on se sent vraiment seuls », concède le Londonien de 40 ans. Tel un phare, son sourire éclaire tout l’estuaire : «C’est ce calme que je suis venu chercher ici. » L’été, il accueille dans ses deux gîtes les touristes Britanniques et Suisses qui sont prêts à débourser plus de 2000 euros par semaine pour goûter aux joies de l’insularité. Le reste de l’année, cet ancien champion de kayac-polo, fabrique des canoës de mer qu’il vend sur internet.


Le bateau fugue.
Al n’a pas le temps de s’ennuyer. « Entre les enfants, les travaux de la maison, et mon atelier, il y a de quoi faire », confirme-t-il. La semaine, sa femme Suzy travaille en Angleterre dans un atelier pharmaceutique. C’est donc au « father » d’amener Isaac, 4 ans, à l’école de Pauillac tous les matins. En bateau forcément. « Quand il est encore là », rigole-t-il. Après une nuit de tempête en 2005 en effet, un tronc d’arbre avait arraché le corps-mort. Pour retrouver le seul trait d’union entre son île et le reste du monde, Al s’est fié aux courants et a enfourché son kayak. Il a retrouvé le bateau à 4 kilomètres de là, derrière le phare de Trompeloup. C’est Bret, un étudiant américain de l’Ohio, qui joue les nounous pour s’occuper du petit Maxime, âgé de 2 ans.

Drôle de vie que celle des Keating, qui ont quitté la plus grosse île d’Europe pour débarquer sur ce minuscule bout de terre flottant sur l’estuaire de la Gironde. « On cherchait une maison à acheter, mais nous n’avions pas de préférence pour le pays alors… » Al et Suzy ont donc opté pour la France. Et un autre univers.

23 février 2008 - Lire la suite Tags: none

Ramer avant de naviguer

dockers 

Préparer un périple de cet acabit, c’est comme naviguer sur un canal de 7000 km. C’est long. J’ai fini par rejoindre la ligne de départ, mais je suis parfois resté bloqué dans des écluses administratives. Un exemple? Récupérer un visa pour la Russie. Pas facile quand on ignore les dates d’entrée et de sortie dans le pays et qu’il est impossible de lancer les démarches plus d’un mois et demi avant de poser les pieds en Poutine’s land. J’ai dû récupérer un deuxième passeport (c’est possible), et je suis obligé de compter sur ma famille pour m’envoyer mon visa russe en Roumanie dans quelques mois. Assurances, demandes de subventions, démarches auprès des rédactions, documentation, sponsors, contact des mariniers et des transporteurs… J’ai passé presque deux mois pendu au téléphone, moi qui n’aime pourtant que le grand air et le serrage de pognes. Au final, je pense que ma coque n’a pas subi trop de dommages. Côté matériel, la direction départementale jeunesse et sport du Lot-et-Garonne m’a octroyé une bourse de 1600 euros. Ca fait du bien. J’ai aussi récupéré du matériel de baroudeur auprès de Sports Aventure à Bordeaux. La semaine dernière, j’ai acheté une remorque à vélo que je mettrai sur le bateau à Pauillac avec mon VTT. Car si je veux avancer sur le canal de Garonne entre Castets et Toulouse, il va falloir que je pédale un peu. “A cette époque de l’année, il n’y a personne sur le canal, si ce n’est des canards”, m’a prévenu Monsieur Texier, l’éclusier de Castets. Si par bonheur, je tombe sur un plaisancier qui file vers le canal du Midi, je lui demanderai de m’accueillir avec mon vélo. Obligé de faire du bateau-vélo-stop, j’ai quand même trouvé de bons contacts pour avancer dans mon périple. Dimanche matin (24 février), je monte sur une barge à Pauillac qui navigue sur la Garonne pour transporter le fuselage de l’Airbus A380. D’autres péniches m’attendent sur le Rhône.
 
Si j’ai pu baliser le début de mon aventure, c’est forcément grâce à de belles rencontres. Je pense à Alain et Jean-François les dockers du port de Bordeaux (voir la photo ci-dessous), à John l’Australien de la maison d’édition de Castelnaudary, à Jean-Luc et la “fine équipe” de la société d’armement Socatra, à Jean-Claude de la DDJS, à Patrick de Saint-Exupéry de la revue XXI, à Madame Koza de Martignas, aux jeunes du foyer des Autas à Agen qui vont suivre le Bordeaux-Moscou, aux mariniers d’Aquaforum, à Francis d’Europoyssée, à mes collègues de Sud Ouest, aux miens… La liste de mes bouées de sauvetage est longue. Mais sans cette aide, je ramerais encore dans un océan de vase.
 

23 février 2008 - Lire la suite Tags: none