Le Jacques Mayol de la moule. 6 mars, Frontignan.

Jeudi 6 mars. Vincent, habitant de Marseillan, est producteur de moules sur l’étang de Thau. Et où vient-il chercher les jeunes mollusques ? Dans le canal de Rhône au Sète. Juste avant le printemps, le myticulteur vient racler les bords du canal pour ramasser les moules sauvages (photo). Et pour ça, il doit se jeter à l’eau. « Ensuite, je les mets dans mes parcs. Elles seront mûres cet été pour la saison touristique. » Pendant la croissance, le Jacques Mayol de la moule va devoir se méfier des dorades, qui dévorent sa production avec leurs petites dents comme lui grignote des cacahouètes à l’heure du jaunet. « En un week-end l’an dernier, les bancs de dorades ont mangé 1200 tonnes de mes moules. En plus, il n’y a presque rien à faire contre ce fléau », grogne-t-il. L’invasion des dorades, c’est la première fois que j’en entends parler.




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