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Pas du genre à chaumer. 7 mars, Gallician.

chaume

Vendredi 7 mars. Juste après Gallician, en direction de Saint-Gilles, je croise un saisonnier en train d’entasser des fagots de roseaux en plein milieu du marais des Abeilles. « Ici, c’est la spécialité. On utilise les roseaux pour faire les toits des maisons. Il faut 12 bottes pour couvrir un mètre carré. C’est cher, mais ça isole bien. En tout cas, c’est ce qu’utilisaient les anciens en Camargue pour isoler leur maison », m’explique Jean-René (c’est son vrai prénom Histon, je te jure). Le sagneur (la sagne, c’est le travail du roseau) travaille 6 mois par an (entre décembre et juin) et gagne jusqu’à 150 euros par jour. « Mais il faut travailler très dur. J’arrive au lever du soleil et je repars au coucher. Tu es payé à la tâche. Je fais des fagots de 60 centimètres de diamètre toute la journée. Je peux te dire que le soir, je regarde rarement la fin du film. » Il me propose de venir faire la saison avec lui : « T’es venu de Bordeaux en Solex, à mon avis, tu dois pouvoir sagner. » Tant que je ne me saigne pas au travail…

2 commentaires pour “Pas du genre à chaumer. 7 mars, Gallician.”

  • histon bool dit :

    je savais que tu me sortirais un Jean-René de derrière les fagots…

  • steff dit :

    bonjour je suis steff le frère du sagneur est ce que je pourrais avoir d autre photo de lui .je vous en remercie par avance .

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