Les pieds au sec. 5 avril, Saint-Jean-de-Losne.

Josiane et Joël ont travaillé 33 ans sur les bateaux en tant que salariés. Ils ont toujours réussi naviguer en couple, chose presque impossible aujourd’hui pour les non indépendants. Un jour, leur bateau a été quasiment coupé en deux par un cargo. Mais ils ne gardent que de bons souvenirs de leur vie passée sur l’eau. Malgré les horaires difficiles et l’éloignement des enfants restés à terre. « De toute façon, ce n’est pas un métier qu’on peut faire à contrecœur. Et comme nous sommes issus de familles de mariniers, nous étions dans notre élément. » Aujourd’hui, le couple vit dans leur maison à Saint-Jean-de-Losne : « Peu de mariniers vivent sur les bateaux à la retraite. » L’entretien des péniches est trop impressionnant selon eux. « Il n’y a que les poètes ou les jeunes mariniers qui vivent sur l’eau », s’amusent-ils.
Comme tous les anciens, ils ne quittent pas la Saône des yeux. Joël est un spécialiste de la truite. Les Fario n’échappent que rarement à ses hameçons. En quelques années, ils ont observé la métamorphose des voies d’eau. « Il y a de plus en plus de gros cargos. C’est la course au tonnage. Et les conditions de travail se sont largement dégradées. »




picubu dit :
finalement, y a + de fraternité en remontant vers le nord que dans le sud. La différence avec le début du blog est flagrante. Je viens tous les jours et ça commence à prendre forme. Courage pour la suite C’est encore loin Moscou,…… tais toi et nage
arnaud dit :
yes c vrai. bé en attendant moscou, j’ai rajouté des photos de saint-jean de losne. la biz à tous
jeff meekel dit :
Ne te tais surtout pas! Je viens de m’envoyer(métaphore poivrote) tes cinq derniers papiers. Tes “clients” sont superbes. Et tu apprends vite. mais ça, je le savais. Amitiés Bonne nav. Jeff