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Coups durs: j’ai envie de m’acheter une moto et de tracer a Moscou. Kehl, 17 mai.

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Pourquoi suis-je resté si longtemps bloqué à Strasbourg? Je ne faisais qu’attendre un bateau ukrainien qui devait passer à Mayence le 20 mai pour me déposer à Izmaël dans le delta du Danube, à quelques coups de rame de la Mer Noire. Un bon plan en somme. Comment faire pour trouver un si bon plan? C’est à Saint-Jean-de-Losne que j’ai fait la rencontre d’un vieux marinier, Joël. Ce dernier m’a présenté à un armateur hollandais, Ted. Ce dernier m’a mis en contact avec un journaliste allemand spécialisé dans le transport fluvial, Axel. Ce dernier m’a mis en relation avec un affréteur hollandais, Tijs… Un jeu de domino long et fastidieux, mais indispensable. Le bateau-stop sur les gros porteurs ne ressemble pas au stop pratiqué sur le bord de la route. Desormais, il faut montrer patte blanche, prouver qu’on est journaliste, présenter son passeport, dealer des photos… L’affréteur m’avait assuré que le bateau ukrainien pouvait me déposer au terminus du Danube, moi et mon Bouzingrin. Il fallait juste trouver un autre bateau avant pour parcourir les 210 kilomètres qui séparent Strasbourg de Mayence (l’entrée du Main et donc du Danube). C’est grâce à Tony, un responsable français de Haeger & Schmidt (societe specialisee dans le transport fluvial), que j’ai pu monter sur le bateau d’un hollandais prénommé André. Mais quelques minutes avant d’embarquer sur le Philos, au port de Kehl, j’apprends que le plan « bateau magique » Mayence-Izmaël tombe à l’eau. L’affréteur n’était en fait qu’un beau parleur. C’est à ce moment précis que j’ai compris que rejoindre Moscou va etre très compliqué. Très très compliqué. J’ai mis plusieurs semaines pour établir les contacts pour descendre le Danube. Il va falloir que je recommence tout à zéro. Et pour la partie russe, je n’ai pour l’instant pas reçu de réponses. Cerise sur le gâteau, juste avant d’arriver au port de Kehl, je casse le roulement de mon chariot. Les problèmes s’accumulent. J’ai presque envie de revenir à Strasbourg pour voler la moto incrustée sur cette drôle de péniche (voir photo). Moscou, ce n’est pas pour demain.

4 commentaires pour “Coups durs: j’ai envie de m’acheter une moto et de tracer a Moscou. Kehl, 17 mai.”

  • Greg dit :

    Hey… Coups durs pour le timing et le moral, faut croire que ça fait forcément partie de l’aventure, de toutes les aventures dignes de ce nom. Mais allez, lâche pas la rampe, bois pas la tasse, prends une grande respiration et façon Pellizzari attends au fond du bain que la surface se calme, en (bête de)somme : courage !!! Moscou c’est pas pour demain, mais après-demain n’est peut-être pas si loin.

  • Claire dit :

    Aller Arno tiens le coup…comme le dit très bien Greg, Moscou c’est pas pour demain…mais surement après-demain !!! On est tous avec toi…Besos

  • amb55 dit :

    “Moscou ce n’est pas pour demain”. Courage quand même ! En Charente on dit “qui va cha p’tit va loin” autrement dit “qui ménage sa monture va loin”.

    Tu as toute la vie devant toi Arnaud, non ?

    En fait, tu as peut-être posé un congé pour convenance personnelle d’une durée limitée ?

    Tu sais que tu me fais penser à Céline, une journaliste de CL qui elle s’est fait la malle l’an dernier sur un cargo pour rejoindre le Canada et y faire un périple d’aventurière ?

  • arnaud dit :

    ca fait plaisir ces messages. je lache pas l affaire dont worry

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