
Le Philos transporte la bagatelle de 160 containers récupérés à Basel (Suisse) et Kehl (Allemagne). Ils ont été méticuleusement déposés par des dockers sur les 180 mètres de l’embarcation (110 de bateau et 70 mètres de barge). « J’ignore ce que je transporte. Je sais juste que j’ai du chocolat, des boites de vitesse, des habits et du gaz à bord », énumère le capitaine. J’observe le logiciel qui lui permet de gérer les boites métalliques géantes : « Les bleus c’est pour le premier terminal à Rotterdam, les rouges pour le second, les jaunes pour le troisième. On range les containers en fonction de leur ordre de déchargement. » En fin d’après-midi, je monte au quatrième étage des containers pour faire quelques clichés. Je suis impressionné. « Et encore, ce n’est qu’un bateau pour le transport fluvial. Tu verras à Rotterdam les navires qui prennent la mer pour Singapour ou les Etats-Unis. Ils transportent plus de 2000 containers. » Plein comme un œuf, le Philos peut transporter jusqu’à 4 étages de containers. « C’est difficile d’avoir une visibilité, même avec la timonerie levée au maximum. On a un angle mort de 300 mètres devant nous. » Que les kayakistes se rassurent : le radar embarqué permet de voir, sur l’écran de contrôle, s’il y a des obstacles sur l’eau.
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