Drôles d’histoires. 1 juin, Bratislava.

Hier
matin, Daniel (sur la photo) a regardé les informations
roumaines à la télévision. Il a failli
s’étouffer en riant : « 135 touristes
roumains se sont retrouvés à la rue à Paris. Ils
étaient venus passer une semaine en France, mais quand ils ont
frappé à la porte de l’hôtel soit disant
réservé par le voyagiste, on leur a dit qu’il était
déjà complet. En fait, le séjour proposé
par la compagnie française sur internet était une
grosse escroquerie. » Le capitaine rajoute : « Et
après, vous, les Français, vous dites que c’est
dangereux de faire du tourisme en Roumanie à cause des vols. »
Dans
l’après-midi, j’ai longuement parlé avec le
responsable local d’une entreprise de nettoyage de bateaux. Le
Slovaque ne m’a pas beaucoup fait rire, surtout quand il a commencé
à parler des Tziganes (« ils sont comme vos gars
qui brûlent les voitures dans les banlieues, ils n’arrêtent
pas de se plaindre au lieu de travailler », ça me
fait penser que ce n’est pas la première fois que je
rencontre des racistes depuis le début de mon périple,
mais ça, j’en parlerai plus tard). Mais sa description du
transport international avait du bon : « On dépense
des millions pour déplacer des marchandises à travers
le monde alors qu’on peut les trouver à quelques kilomètres
de chez soi. Regarde moi par exemple, je possède deux tankers.
Je transporte de l’essence d’une marque X de l’Allemagne à
la Hongrie. Et celle d’une marque Y de la Hongrie à
l’Allemagne. Moi, je m’en fous, on me paye pour ça. Mais
c’est vrai que ce n’est pas très logique. »




TchiTchi_Da_Dissensus dit :
comme quoi : être lucide sur les causes du problème, ne suffit pas à éviter d’être con…